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HABITAT
INTERNATIONAL COALITION
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COMPTE-RENDUS
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Appel |
ASSEMBLEE
MONDIALE DES HABITANTS
Quand les habitants repensent la ville Mexico, du 2 au 6 octobre 2000
Incitation par Superbarrio Gómez
C'est notre vocation de transformer. Nous avons construit des oeuvres monumentales et parfois nous ne croyons pas que nous-mêmes avons ouvert les grandes avenues de la justice, le bien-être, la dignité et la paix. Lorsque nous aurons compris que nous ne sommes pas propriétaires nous pourrons offrir tout pour tous. Nous sommes les millions qui n'avons pas attendu qu'une volonté divine ou philanthropique puisse résoudre nos problèmes. Nous sommes arrivés dans la vieille Tenochtitlan avec la voix de nos gens, nous sommes venus de trente quatre pays du monde: treize d'Afrique, onze d'Amérique Latine et des Caraïbes, cinq d'Europe, trois d'Asie et deux d'Amérique du Nord, avec nos rêves, avec les mains ouvertes pour nous allier dans la solidarité, dans l'espérance et dans la lutte, pour faire de ce nouveau millenium un monde dans lequel tous les mondes puissent tenir. Les détenteurs de l'argent et du mensonge ont fait de notre maison un désastre, ils ont multiplié la misère avec leur modèle économique, ils ont agressé la mère nature, ils ont soummis à leur propres intérêts les états faibles, ils ont impulsé un génocide contre les hommes et les femmes qu'ils qualifient eux-mêmes de jetables, comme les statistiques des millions qui sont en trop dans le monde, qui gênent, qui en consomment pas ce qu'eux-mêmes produisent, ils ont peur de nous lorsque nous nous unissons, lorsque nous nous organisons, lorsque nous luttons ensemble, lorsque nous sommes - comme dit Benedetti - beaucoup plus que deux. Dans les quartiers, les favelas, ghettos et tous les établissements humains, nous construisons tous les jours la ville. Nous la construisons telle que nous l'imaginons, avec le respect de la vie, avec la convivialité et la collectivité de ceux qui aimons notre morceau de ville, pour l'améliorer, depuis la base et tous ensemble. Pour la soigner, pour l'habiller en fête et en profiter comme les enfants, comme les grand-parents, un peuple qui lutte est un peuple libre, notre lutte est pour la ville libertaire, tolérante, vivante, la nôtre et de tous. Aujourd'hui nous accélérons le pas. Nous devrons apporter chez nous de bonnes nouvelles: nous avancons, nous sommes plus, nous sommes de partout, nous nous réunissons pour affirmer que la direction est la bonne, qu'il y a encore beaucoup d'obstacles mais que nous sommes plus forts, nous sommes plus unis et ce mouvement en peut s'arrêter. Nous en sommes pas les seuls. Nous habitants nous apportons ce que nous savons faire: travailler. Nous nous joignons avec les travailleurs, les maîtres d'école, les défenseurs de l'environnement et des droits de l'homme, les indiens, les paysans, les gays et les lesbiennes. Les gouvernements locaux démocratiques, les ONG, les urbanistes, tous ceux qui aimons la ville. Les globalisateurs de l'injustice et de l'inégalité ont commencé à comprendre qu'ils n'auront plus de fêtes tranquiles. A Seattle et Washington, à Melbourne et Prague les exclus s'unissent, ceux qui diffèrent se réunissent, la voix est à l'unisson: CA SUFFIT.. Ils nous appellent, dans leur langage néolibéral, les globalophobes; ils devraient nous appeler aussi les excluphobes, les misérophobes, les corruptophobes, et tous ce qu'ils veulent. Nous sommes un peuple.
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